Archives de Tag: homme

Jolies choses pour Lui

-1- Bougie 13,10 “ Céleste ” – senteur Cuir, Cognac – verre bleu réalisé à la main contenant 1,350 kg de cire végétale –  150 € – www.bougiesannep.com

-2- Tailor Corner ou le retour du sur mesure pour hommes. Chic et tellement raffiné. Confectionnez votre propre vêtement, en magasin ou sur le site. Quatre semaines plus tard, vous êtes livré. www.tailorcorner.fr

-3- Le Dandy édition prestige – Parfums d’Orsay –  Jus étonnant et moderne avec des notes suaves de fruits mêlées d’effluves de whisky. Pour les hommes surprenants, élégants et amoureux de la vie. Prix sur demande. www.dorsay-paris.com

-4- Habits. Modes et vestiaire masculin des 18e et 19e siècles, de l’habit au complet veston – Exposition à la Villa Rosemaine à Toulon – Jusqu’au 3 juin – www.villa-rosemaine.com

-5-Nach Jewellery – Epingles à cravate et boutons de manchette en porcelaine –  Deux sœurs, un savoir-faire, une marque authentiquement décalée – Un nouveau Must – www.nachbijoux.com

-6- Souleiado – Foulard en twill de soie « Voyages » orange 90×90 – 149 € – www.souleiado.com

-7- John Lobb – Becketts IV – Une folie réalisée en deux parties à partir d’une seule pièce de cuir, ce soulier propose une architecture complexe que dément une ligne fluide et d’une grande pureté – livré avec son embauchoir – 9500 € –  www.johnlobb.com

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Ken, parfumeur confident rue des Doms

 

 

 

 

Ken parle couramment le langage de la tubéreuse, de l’ylang-ylang, du cèdre, de la cardamome… et du cœur. Tout autant que l’art du parfum, cet homme-là cultive son empathie pour les autres.

« D’habitude, dit la cliente, je porte Ambre Extrême. Je voudrais changer pour quelque chose entre ambre, patchouli, santal… ». Et la voici soumise à un feu de questions. Quel est son métier ? Dans quelle sphère évolue-t-elle ? Est-ce qu’elle a un traitement spécifique médicamenteux ? Et qu’est-ce qu’elle sent, là, au pschiitt généreusement vaporisé sur le petit carton test ? Souriante, la jeune femme répond à tout. Mieux, elle sent son interlocuteur si bien à l’écoute qu’elle se confie. Oui, en ce moment, elle prend des antidépresseurs parce qu’elle a eu « un gros souci de santé » doublé, ce qui va en général avec, d’une grosse déception sentimentale. Alors lui, rassurant, amical, multiplie les pschiitt. Un petit mélange vanille frangipane ylang-ylang ? Ou bien alors un peu de jasmin ? Un combiné ambre patchouli ? « Attention, le patchouli, plus rien à voir avec les hippies de Woodstock. C’est une racine terreuse aujourd’hui très tendance ». Et les voilà tous  deux nimbés d’effluves capiteux.

Elle aime tout. Elle a un mal fou à choisir. Si bien qu’elle va reprendre Ambre Extrême. Donc, il ne va pas l’envoyer faire le tour du pâté de maison pour revenir une demi-heure plus tard et vérifier « si le parfum a bien tenu ». Il fait le paquet tout de suite. « Prenez le petit flacon » dit-il, « Comme ça, vous pourrez changer plus vite ». En attendant, il lui donne un bel échantillon d’un autre parfum, et d’un autre et encore d’un autre. Des baumes à poser sur les « gros soucis ». « Elle en a bien besoin » dit-il une fois la porte refermée sur elle.

Tout dans l’acidité de la peau

 Alain Kenigsberg, plus connu sous son diminutif de Ken, n’est pas médecin des âmes. Il est parfumeur, et en tant que tel il s’autorise à poser toutes ces questions. « Une infirmière a un rapport aux odeurs différent de quelqu’un qui travaille dans une banque. De même que l’acidité de la peau d’une femme change à toutes les étapes de sa vie, tout comme les médicaments la modifient ». Et gare aux idées reçues. « L’acidité n’a pas de frontière : ce sont les peaux noires qui tiennent le mieux les fragrances les plus délicates, et les peaux asiatiques qui tiennent le moins, c’est pourquoi les Japonaises parfument leurs vêtements ».

Ken est entré en parfumerie il y a tout juste vingt ans. Avant, il était à Paris fondé de pouvoirs dans une grande compagnie d’assurances. Et puis il est revenu dans sa ville natale de Nancy pour ouvrir, passage des Dominicains, sa boutique à l’actuelle enseigne de « L’art du parfum ». Les floraux, les fruités, les ambrés, les boisés, il a appris tout seul, dans les livres et dansla vie. Longtemps, il a inscrit sur sa carte « autodidacte contemporain ». Il s’est forgé une clientèle d’inconditionnels, à 80 % des femmes dont une large majorité d’« actives » et 20 % d’hommes, tous amateurs des  marques de niches où domine le naturel. « Je fais très peu de produits de synthèse ».

En vingt ans, il a vu passer « des gens très célèbres » dans sa boutique mais, discrétion oblige, refuse de les citer. Il a vécu aussi quelques moments d’émotion. « A l’odeur du Cuir de Russie, une vieille dame s’est évanouie, elle avait retrouvé le parfum de son mari, mort au front en 1939, tout au  début de la guerre ».

Là-dessus, entre dans la boutique un jeune homme plein d’allant. Il a trouvé un concept de parfum d’enfer. Il voudrait le faire fabriquer par Ken. Celui-ci écoute, conseille et refuse : il n’est pas créateur,  il n’est pas « un Nez ».  Il a seulement du nez. Texte Rachel Valentin/ Photo Bernard Prudhomme

Pratique : L’Artisan Parfumeur – 42, rue des Dominicains Passage des Dominicains à Nancy – Tél. : 03 83 32 86 38 – www.artisanparfumeur.com/

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